
Avec un pétrole au-dessus de 100 dollars le baril, le 9 mars, et un prix du gaz qui a doublé depuis le début d’année à Rotterdam, l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) renoue avec sa fonction première : analyser les risques de rupture des approvisionnements énergétiques en cas de chocs d’offre. Elle vient de le faire avec efficacité dans sa récente analyse dont on peut retenir cinq points.
Cinq points clefs à retenir de l’analyse de l’AIE
- L’existence de stocks abondants écarte les risques de blocage physique à très court terme en cas d’arrêt des livraisons par le détroit d’Ormuz ;
- Les routes alternatives ne permettront pas de compenser la totalité des livraisons de pétrole transitant par le détroit, une fois ces stocks utilisés ;
- Principales destinataires du pétrole transitant par le détroit (graphique de haut de page), les économies asiatiques sont les plus dépendantes de ce pétrole ;
- Le Golfe joue un rôle crucial dans l’approvisionnement du marché de gaz naturel liquéfié (GNL) dont le Qatar est le premier producteur mondiale ;
- La dépendant de l’Asie (27 % des approvisionnements transitant par le détroit) est bien supérieure à celle de l’Union Européenne (7% de ses approvisionnements).
Quels effets économiques induits ?
Les impacts économiques de l’escalade des prix du pétrole et du gaz se répercutent rapidement sur des secteurs comme les engrais, la chimie et l’agro-alimentaire. Pour mieux appréhender ces effets induits, je recommande la lecture de l’excellent papier de mon collègue et ami Patrice Geoffron, paru dans The Conversation.
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