Bourse : la revanche des pétrolières

En octobre 2020, ExxonMobil, la fameuse majore américaine, avait été dépassée en Bourse par NextEra, un développeur d’énergie renouvelable. L’arrivée d’un nouveau monde bas carbone ? La désillusion est forte en 2021 où les pétrolières ont taillé des croupières aux énergies renouvelables. Rapide analyse à partir d’un article de The Economist.

Les cours de Bourse

Pour les analystes, janvier est le mois où on compare les performances boursières de l’année écoulée. Dans le secteur énergétique, elle a été celle d’une remontée des valeurs pétrolières après la chute de 2020. L’article de The Economist nous montre en premier lieu combien ce rebond a été fort aux Etats-Unis.

Devon Energy, le leader des pétroles de schiste, bat tous les records, avec un quasi doublement de la valeur de son action. Mais les majores pétrolières ne sont pas en reste. A l’opposé, Vestas et Orsted, deux leaders mondiaux de l’éolien, perdent de leur valeur en Bourse, après l’explosion des années antérieures.

L’analyse de The Economist

Derrière ces mouvements boursiers, l’article de The Economist distingue trois types de stratégie au sein des compagnies :

  • Les compagnies nationales, type Aramco, maintiennent des stratégies classiques de maximisation de la rente pétrolière sans véritable positionnement face à la question climatique. On est dans le « Business as usual » :
  • Les compagnies américaines intègrent à la marge la question climatique en misant sur la diminution des impacts notamment via la capture et le stockage du CO2 (CCS). Elles ne sortent pas du pétrole, notamment des pétroles de schistes dont la rentabilité explose. On est dans des stratégies défensives qui limitent les impacts sans changement véritable du modèle économique ;
  • Les compagnies européennes comme Schell, BP et Total Energies sont les seules à avoir engagé une véritable stratégie de sortie des fossiles en investissant des sommes conséquentes dans les renouvelables et en procédant à des désinvestissements de leurs activités les plus émettrices.

Notre commentaire

Les stratégies boursières reflètent largement les politiques menées par les différents pays. Les pays du Golfe et la Russie pratiquent des politiques de maximisation de la rente sans se soucier du réchauffement climatique.

Malgré les ambitions affichées, la stratégie de Biden, à la peine avec son plan d’infrastructures, bute sur les contraintes économiques. En l’absence d’une tarification carbone fédérale, la vieille économie reprend le dessus.

L’Union Européenne, avec son prix du quota de CO2 au-dessus de 80 €, reste un cas isolé. Le paradoxe est que c’est aux Pays-Bas qu’une compagnie pétrolière a été sommée par un tribunal d’aller plus vite en matière de transition énergétique.

Lire l’article de The Economist (accès réservé) : Article

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